Top 6 des meilleurs livres sur le vin

EcriVins : sélection de Dani Legras des livres pour déconnecter pendant vos vacances

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« Une fois encore, les jours vont s’allonger ; la lumière et la chaleur revenir. Les feuilles se former, puis les fleurs et les graines. Animaux et végétaux vont exploser de vie et de croissance ». Ainsi François Jacob, Prix Nobel de Médecine, évoque-t-il le printemps. Saison miraculeuse et fugace, les beaux jours printaniers éveillent nos envies de pique-niques champêtres (avec un verre bien frais de rosé), d’apéros (pour l’instant sur les balcons et non pas en terrasse) et de vacances (immobiles, jusqu’à nouvel ordre). Certes, prévoir quoi que ce soit en ce moment est un acte de foi. Heureusement, il nous reste quelques consolations, dont la littérature. Avec laquelle on peut, quoi qu’il arrive, toujours s’évader. Et quand les grands écrivains rendent  hommage au vin, c’est encore mieux !

Voici donc ma sélection du top 6 des meilleurs livres sur le vin pour déconnecter pendant vos vacances

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Je m’évade, tu t’évades…

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Les amateurs de vin sont d’accord pour dire que celui-ci est hautement inspirant. Il s’agit d’un nectar vivant et sensuel, romanesque par excellence. Je vous propose un petit voyage littéraire qui vous emmènera dans des contrées enivrantes, celle du vin et de ses multiples facettes.

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Big Jim, modéré à l’excès

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Surnommé Big Jim, l’immense écrivain américain Jim Harrison était un grand amateur d’espaces sauvages, de nourriture, de vin et d’écriture. Sa règle d’or était d’être « modéré à l’excès. »

L’écrivain épicurien a publié quatorze romans et dix recueils de poésie au long de sa vie. Un sacré gueuleton. Manger, boire et vivre (Éditions Flammarion, 2018) est peut-être son ouvrage le plus autobiographique : 47 textes où l’on retrouve son goût de la vie, des paysages, de l’amitié et du bon vin (en particulier de Romanée-Conti).

« Dès que la vie fait mine de m’écraser, je sais que je peux faire confiance au Bandol, à l’ail et à Mozart », disait-il.

Voici un extrait où l’écrivain raconte sa rencontre avec le Prosecco :

« Mon authentique révolution personnelle a eu lieu l’automne dernier, à Parme, en Italie. J’ai découvert que je pouvais boire un verre de Prosecco di Valdobbiadene, puis reprendre mon dur labeur de touriste. Je préfère naturellement les marchés aux cathédrales. Quand je bois un verre de rouge, j’ai surtout envie d’en boire un autre. J’ai passé des heures dans le splendide marché de Modène en n’ayant bu qu’un seul verre de Prosecco. J’ai même découvert qu’en faisant la cuisine en buvant du Prosecco, on ne bousillait pas la recette. » 

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Choses vues ? Non, choses bues ! 

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Dans le monde du vin, le journaliste Jacques Dupont est une référence absolue.

Trente-cinq ans dans les vignes et les caves, jusqu’à 3 000 primeurs dégustés à l’aveugle par an, 337 carnets de notes numérotés… nous avons affaire à un grand connaisseur de crus et de vignerons français.

Choses Bues (Éditions Grasset, 2008) est un ouvrage parsemé d’anecdotes, de souvenirs d’enfance, de témoignages et de conseils pour bien boire. Une invitation au voyage à travers les vignobles de France, du Médoc à la Bourgogne, du Muscadet au Languedoc, doublée d’une lecture intimiste et émouvante dont voici un avant-goût :

« Le nez est une invention récente. Ou alors, autrefois, il ne servait pas à la même chose. Nous, en dégustation ou tout simplement à table avec les bons amis, on l’utilise comme stimulateur de palais. On cherche des arômes, des fruits, des fleurs, des plantes. Des références qui sont plutôt positives, qui excitent les neurones et déclenchent dans le cerveau des processus complexes qui tendent à nous rendre heureux. Heureux, on l’est doublement : par le stimulus d’une belle odeur mais aussi par la joie qui provoque son identification. On cherche, on trouve et nous voilà ravis…On n’est pas des gens compliqués. »

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A table avec James et Kay Salter

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« Un livre qui rend hommage aux grands écrivains, aux grands plats, aux grandes conversations et à leurs ingrédients essentiels. Un bastion de civilisation, un abri où se protéger de tous les orages ». C’est avec cette critique dithyrambique que le Los Anges Times a accueilli la parution du livre Chaque jour est un festin, écrit à quatre mains par l’auteur américain James Salter et sa femme Kay Salter, dramaturge et journaliste.

Il s’agit bien d’un chef d’œuvre du genre, un livre qui donne envie de vivre, de cuisiner, de boire du vin avec les siens, de recevoir des amis à trois heures du matin et d’improviser un plat de carbonara.
Le couple nous donne quelques sages conseils à retenir sur le vin :

« 1) Le champagne rosé et le champagne brut vont avec tout.

2) Un vin simple convient mieux aux plats élaborés. Inversement un vin complexe va mieux avec des plats simples ; a fortiori un vin exceptionnel. »

Aux Éditions de La Martinière, 2006.

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Bachus et Moi 

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Le romancier new-yorkais Jay McInerney, pour qui le goût du vin est une affaire sentimentale, met son talent littéraire, sa finesse et sa drôlerie au service d’une passion sans bornes pour le vin.

D’une chronique œnologique à l’autre, l’auteur de Trente ans et des poussières (1992) aiguise le palais avec, au bout de la langue, des métaphores aussi fleuries que littéraires.

Ici, il évoque son vin blanc préféré :

« J’ai horreur qu’on me demande quel est mon livre préféré, mon film préféré, ma chanson préférée, mon favori en quoi que ce soit. Pourtant en ce qui concerne les vins blancs, je crois pouvoir nommer mon favori sans trop d’hésitation : c’est le Condrieu. Disséquer les plaisirs qu’offre le condrieu, c’est un peu comme d’expliquer un haiku. Je peux au moins vous dire que j’aime ce vin à la folie parce que la pêche blanche est mon fruit préféré ; or le condrieu a souvent un goût de pêche blanche… »

Aux Éditions de La Martinière, 2013.

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Vigneronne, de Laure Gasparotto

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« Changer de vie à quarante ans. Qui ne l’a pas souhaité ? Je l’ai tenté. Rien à voir avec du courage, comme certains l’ont pensé. C’est plutôt la fleur au fusil, que j’ai suivi un chemin nouveau alors que je me séparais de mon mari. A posteriori, j’aurais sans doute dû aller voir un psy, mais j’ai préféré acheter un vignoble. »

En 2014, Laure Gasparotto, historienne du vin et journaliste au journal Le Monde, quitte Paris et s’installe vigneronne dans les Coteaux du Larzac. Un récit encourageant pour celles et ceux qui souhaiteraient passer de la théorie à la pratique.

Éditions Grasset, 2021

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Dictionnaire amoureux du vin, de Bernard Pivot 

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A comme Arôme

B comme Bourgogne

C comme Cave

D comme Dégustation

E comme Éloge du Vin

Et ainsi de suite…

La lecture de ce drôle de dictionnaire nous invite dans les vignes, dans les caves, mais aussi à de grandes tablées. Bernard Pivot explique que sa seule légitimité à l’écrire est son amour du vin, ainsi que son enfance passée dans les vignobles.

Il est question de lectures, de souvenirs de cuvage, de caves, d’ivresse. Voici cependant l’essentiel : le vin, c’est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi la culture pour l’esprit.

Note au lecteur :

Malgré la lassitude qui nous submerge après une année de crise sanitaire, n’oublions pas que les livres sont toujours de fidèles compagnons. Je vous invite à vous appuyer sur eux avec confiance, et pourquoi pas, avec un bon verre de vin. Car, comme disait Jim Harrison : « L’acte physique élémentaire consistant à ouvrir une bouteille a apporté davantage de bonheur à l’humanité que tous les gouvernements de l’histoire de la planète. »

Aux Éditions Plon, 2006

Tchin !

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Par |2021-07-09T09:47:40+02:00avril 26th, 2021|20/Culture, News|0 commentaire

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À propos de l'auteur :

Journaliste franco-brésilienne, passionnée de culture, Dani Legras travaille régulièrement à France Culture où elle a présenté sa matinale. Elle a également collaboré à Canal Plus, I-télé, France ô, TV5 Monde, RFI, Globo News, Slate, O Globo. Maintenant elle digne la rubrique 20/Culture pour My Tasty Travel. Tous les mois elle fait un parallèle entre le vin et les arts.

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