Accueil / Winezine / 20/Culture /
Article réservé à nos abonné.e.s
Temps de lecture: 4-5 minutes

« Ma chère, il y a des choses qui ne se font tout simplement pas, comme boire du Dom Pérignon 1953 à plus de trois degrés. C’est aussi dangereux que d’écouter les Beatles sans se boucher les oreilles »
James Bond
« Vin magique, boisson bénéfique, porte-bonheur, le champagne accompagne les étapes importantes et les principaux évènements de la vie ». C’est ainsi que l’emblématique animateur de l’émission Apostrophes, Bernard Pivot, décrit le vin effervescent dans son Dictionnaire amoureux du vin. Il conclut son éloge en l’associant aux réussites et aux succès, aux victoires et aux exploits.
Dans le vaste paysage littéraire et cinématographique du XXème Siècle, un personnage fictif semble parfaitement aligné avec les qualités prêtées par Pivot au champagne : l’infatigable James Bond, le plus célèbre espion du monde, un homme qui se connaît bien en réussites e exploits.
Car si le champagne est un vin mythique, James Bond est lui aussi devenu légendaire.
L’espion britannique connaît, depuis son apparition en salles en 1962, une pérennité remarquablement prodigieuse. L’engouement autour du 25ème film de la franchise, Mourir peut attendre, dont la sortie en salles a été maintes fois repoussée en raison de l’épidémie du coronavirus – prouve ô combien 007 n’a pas pris une ride depuis sa création.
Le regretté Sean Connery, disparu le 31 octobre dernier, a été le premier à jouer James Bond au grand écran. Durant deux décennies et à sept reprises l’acteur écossais (drôle, raffiné et charismatique) s’est glissé avec naturel dans les beaux smokings de l’espion. Mais bien avant que Connery se métamorphose en agent spécial au service de Sa Majesté, 007 a été un personnage de papier, né de la plume du journaliste britannique Ian Fleming.
Casino Royal, publié au Royaume-Uni en 1953, est le tout premier roman d’espionnage mettant en scène le personnage de James Bond. Toute la panoplie de l’espion-gentleman voit ainsi le jour: la voiture Aston Martin et ses ingénieux gadgets, les costumes impeccablement coupés, les montres de luxe, les dry martini (« au shaker, et pas à la cuillère ») ainsi que les meilleurs bouteilles de fines bulles. Le style Bond est né.
Pour continuer à lire cet article connectez-vous ou abonnez-vous à My Tasty Travel
⤵️
OO7 et le champagne, toute une histoire
Notes My Tasty Travel
[ihc-hide-content ihc_mb_type=”block” ihc_mb_who=”unreg” ihc_mb_template=”2″ ]

Bond invité par Dr No pour déguster un Dom Pérignon 1955, Bond, méfiant, répond qu’il préfère le millésime 1953. Copyright : D.R.
Dom Pérignon 1953
[ihc-hide-content ihc_mb_type=”block” ihc_mb_who=”unreg” ihc_mb_template=”2″ ]
Selon les spécialistes, c’était un millésime généreux, très expressif dès ses premières années. Riche, plein et gourmand, ce vin révèle des notes de beurre, de miel et d’abricot sec. Au fur et à mesure qu’on l’aérer, le caractère toasté se détache pour finalement évoluer vers l’iode et les coquilles d’huîtres. [/ihc-hide-content]
Dom Pérignon 1955
[ihc-hide-content ihc_mb_type=”block” ihc_mb_who=”unreg” ihc_mb_template=”2″ ]
Serait l’archétype du millésime classique de la Maison, un des plus grands de la décennie. Selon les spécialiste, ce vin est à la fois intense et profond. Vif, fruité avec des notes de vanille, et de praliné (amande enrobée de sucre). En vente à 475 EUR
Alors, Dr. No n’était pas si mauvais que cela, semblait au moins savoir reconnaître un champagne de bonne qualité. [/ihc-hide-content]
[ihc-hide-content ihc_mb_type=”block” ihc_mb_who=”unreg” ihc_mb_template=”2″ ]

En 2020, à l’occasion de la sortir du film No Time To Die et pour célébrer plus de 40 ans de partenariat en tant que Champagne officiel de 007, Champagne Bollinger a produit un coffret en édition limitée qui réunit trois icônes: la signature spéciale de Bollinger, l’Aston Martin DB5 et le légendaire agent secret britannique, James Bond. Copyright: Bollinger
[/ihc-hide-content]
[ihc-hide-content ihc_mb_type=”block” ihc_mb_who=”unreg” ihc_mb_template=”2″ ]
En presque soixante ans d’aventures, 007 s’est révélé un fidèle amateur de champagne et pour ainsi dire l’un de ses nombreux ambassadeurs. Au fil de ses missions, James Bond a eu l’occasion de savourer les grands millésimes du siècle dernier dans des situations peu conventionnelles, voire cocasses.
Dom Pérignon
James Bond, c’est bien connu, maitrise parfaitement l’ironie et finit toujours par s’en sortir. Ainsi, quand son geôlier dans Docteur No ironise « C’est du Dom Pérignon 1955, ce serait dommage de briser cette bouteille », Bond rétorque avec son flegme habituel : « Pour ma part je préfère le 1953 ». Environ sept millésimes de la marque fondée par le moine bénédictin ont été ouverts et dégustés par l’espion à l’écran.
Dans une scène de Goldfinger, Bond partage une bouteille avec une sublime créature et fanfaronne: « Ma chère, il y a des choses qui ne se font tout simplement pas, comme boire du Dom Pérignon 1953 à plus de trois degrés. C’est aussi dangereux que d’écouter les Beatles sans se boucher les oreilles ».
Taittinger
À bord de l’Orient Express dans Bons baisers de Russie, l’espion commande une bouteille de Taittinger. Ce champagne cesse d’être le préféré de James Bond lors que Tatiana Romanova, surnommée Tania par ses amis et l’une de ses amantes, en boit une coupe empoisonnée. Dans le roman Casino Royale, James Bond dîne en compagnie de Vesper Lynd et veut se faire servir une bouteille de Taittinger 1945 avant d’opter pour un autre millésime, suivant les conseils du sommelier. La marque créée en 1931 a tout juste vingt ans et James doit rassurer Vesper Lynd en lui indiquant que même si le vin est méconnu, « c’est sans doute le meilleur champagne du monde ».
Bollinger
Quant à Bollinger, aujourd’hui champagne favori de James Bond et fournisseur officiel de la Cour de l’Angleterre par la Reine Victoire dès 1884, il apparaît pour la première fois dans le roman Les diamants sont éternels. Dans Moonraker, 007 goûte au Bollinger 69, puis dans Dangereusement Vôtre un millésime 75. Dans Tuer n’est pas jouer, l’espion s’offre une Grande Année 1988. Puis c’est au tour de la cuvée Année 1989 d’être à l’honneur dans Demain ne meurt jamais. On pense particulièrement à une séquence inoubliable dans GoldenEye où l’acteur Pierce Brosnan, après une course-poursuite sur les routes de la Riviera Française, appuie sur l’accoudoir de son Aston Martin pour en faire sortir une bouteille de Bollinger destinée à sa passagère.
Tout l’esprit James Bond est là. Absurde, impertinent et très british.
[/ihc-hide-content]




Laisser un commentaire