Wine Paris 2026 : Quand Macron transforme un salon en sommet de crise
(et pourquoi le Brésil sauve la mise pendant que l'Inde reste un fantasme)
La dernière édition de Wine Paris n'avait rien d'un salon commercial classique. Pour la première fois dans l'histoire de l'événement, le Président de la République l'a inauguré — non pour célébrer une filière en pleine forme, mais pour tenter d'en éviter l'effondrement.
La dernière édition de Wine Paris qui a eu lieu du 9 au 11 février 2026 n'avait rien d'un salon commercial classique. Pour la première fois dans l'histoire de l'événement, le Président de la République Emmanuel Macron a inauguré le rendez-vous. Pas pour trinquer à la réussite d'une filière en pleine forme — loin de là — mais pour tenter de sauver une industrie viticole française au bord du gouffre. Et cette fois, la bouée de sauvetage ne viendra peut-être pas d'où on l'attend.
Un salon qui ressemble de plus en plus à Davos (version pinard)
Les chiffres d'affluence sont spectaculaires : 63 541 visiteurs professionnels de 169 pays (51 % internationaux), 6 537 exposants de 63 pays, en hausse de 20 %. Mais derrière ces statistiques flatteuses se cache une réalité bien moins glamour. Wine Paris 2026 a cessé d'être une simple foire commerciale pour devenir une plateforme géopolitique où se négocient les dernières chances de survie d'une filière en détresse.
La preuve ? Plus de 400 responsables publics français, européens et internationaux se sont déplacés : Emmanuel Macron, François Hollande, deux ministres français, quatre ministres étrangers et 21 ambassadeurs. On n'avait pas vu une telle concentration de pouvoir politique dans un salon viticole depuis l'inauguration de Vinexpo Bordeaux par Hollande en 2015. Onze ans plus tard, la situation n'a jamais été aussi critique.
L'accord amènera au secteur du vin à la fois compétition et coopération.
Elias Santos — Deputy Chief of Mission, Mission du Brésil auprès de l'UE




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