Le saviez-vous ? Les exportations de vins et spiritueux français pèsent 14 milliards d’euros dans la balance commerciale française en 2024 — un contributeur majeur, mais fragile.
Car la dépendance au marché américain est vertigineuse : un quart de la valeur totale repose sur un seul pays. Et ça se paye cash. Selon la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux de France, les hausses de taxes douanières américaines ont directement provoqué une baisse des exportations de -8% en 2025 — avec une fracture nette entre vins (-2,8%) et spiritueux (-17,4%).
Vers les États-Unis spécifiquement, le recul atteint -21,2% — soit 2,7 fois la moyenne. On a déjà vécu ça : en 2004, lors du bras de fer sur le financement de l’A350, les vins et spiritueux servaient déjà de variable d’ajustement géopolitique. Vingt ans plus tard, même punition, même cible.
La question n’est plus de savoir si la dépendance au marché américain est un risque. Elle l’est. La question, c’est quand le secteur se décidera vraiment à diversifier.



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